Bike component enduro tour | Saint Marie aux Mines – 12 septembre 2021

Il y a longtemps dans des temps immémoriaux, nous nous affrontions à bicyclette dans les bois par chronos interposés,  nous bondissions d’obstacles en obstacles telles d’insouciantes bestioles de la forêt mais  un jour  l’apparition d’un virus a mis fin à toutes manifestations sportives.

Nous avions hâte de retrouver l’ambiance course et les terres Alsaciennes.

Le titre de ce compte rendu aurait pu être « retour vers les  sutures » (rappelez vous l’épisode 287 de la saison 22 sortie en  2018, épisode durant lequel votre serviteur s’est lamentablement couché dans un virage de la 3eme spéciale et profondément ouvert au niveau du tibia nécessitant un passage aux urgences de Selestat pour 12 points, un joli score qui ferait pâlir un participant à l’eurovision  (France 12 points)

Le retour aux épreuves chronométrées se fera avec mon binôme David qui lui a repris les compétitions le week-end d’avant avec la manche de Bussang Saint Maurice. Il me dit en avoir bavé ce qui ne me rassure pas vu le  peu d’entraînement que j’ai en enduro pur. Au programme  1650m à grimper pour accéder  aux 4 spéciales.

Nous arrivons le samedi en début d’après midi et décidons d’accéder au départ en voiture pour une reconnaissance à pieds.  La première liaison sera longue, nous démarrons du centre ville et accédons au pied du massif pour nous hisser jusqu’au sommet en pick up.

Sur place, nous nous faisons intercepter par la patrouille des organisateurs  qui veillent au grain et interdisent toute reco à vtt. Ils voient que nos intentions sont honnêtes et proposent de nous véhiculer jusqu’au sommet, la visite guidée peut commencer. Ils nous expliquent les particularités de chaque piste, nous apprenons que la 3 est particulièrement longue et qu’il faudra en garder  sous le pied pour en venir à bout. Ici une marche qui se passe facilement, par là un pierrier à repérer.  Toutes ces indications nous font gagner un temps précieux dans le choix des pistes à  reconnaître.

Les passages techniques et quelques trajectoires sont repérés. Nous croisons Jérôme Clementz et Pauline  en vttae qui mettent les dernières touches aux tracés. Il est temps de revenir à la voiture pour se chercher un petit coin pour dormir et trouver de quoi se restaurer, nous redescendons jusqu’à l’aire de départ et  retombons sur notre guide officiel entouré des bénévoles qui s’activent à finaliser les préparatifs de la  zone d’inscription, il nous indique un resto ou l’on mange bien et un petit parking juste à coté. Le parking, qui doit servir de pissotière à ciel ouvert, ne nous enchante pas plus que ça, nous décidons de chercher notre propre aire de stationnement ou l’on pourra planter nos tentes.

C’est prés d’une crèche en sortie de ville que nous trouvons un parking avec un petit coin de verdure, l’espace engazonné est décoré d’une dizaine de jolies vaches en  contreplaqué, on se dit qu’on en ramènerait bien une à Martine pour sa collection mais serait-ce bien raisonnable et ou va-t-on la caler dans la benne du pick up qui est déjà bien remplie, le risque de la perdre sur l’autoroute nous fait abandonner cette idée que l’on pourrait qualifier d’à la con.

Le lieu du campement est validé, il est l’heure d’aller se boire une petite bière en terrasse (sensation étrange que j’avais oublié), nous enchaînons  sur un copieux repas.

 La nuit commence à tomber, il est grand temps de monter le campement. Je jette ma tente 2’, je monte mon petit lit de camp, je suis paré, David monte sa mini tente, gonfle son matelas. Nous finissons à la frontale, les vtt sont sécurisés dans la benne, recouvert d’une bâche les deux tentes au cul de la voiture on peut dormir tranquille. Dormir ? A vrai dire c’est compliqué, nous sommes relativement proche de l’unique axe routier  et à coté d’un rond point.  La valse des voitures commence, j’ai l’impression qu’aucune n’a un échappement homologué ou que ce sont toutes des sportives.

Entre moteurs vrombissants et  basses assourdissantes crachées par les sonos, je fais du sommeil fractionné. Le confort du lit de camps comparé au matelas pneumatique finit par l’emporter et je dors relativement bien. En milieu de nuit j’entends David qui change sa tente de place, juste sous un lampadaire ce n’était pas le bon plan.

Mon réveil sonne  6h, il est  temps de tout plier, de se rapprocher de l’air de départ pour trouver une place. Nous nous installons vers l’église à 150 mètre des inscriptions, nous commençons les préparatifs, les organisateurs ont fait ouvrir un bloc sanitaire mais sans lumière, armé de ma frontale rien ne m’empêchera de réaliser mes sombres desseins.

Covid oblige, les mesures sanitaires sont drastiques, le périmètre de la zone d’inscription et fermé,  contrôle du pass sanitaire,  un petit bracelet orange fluo nous est donné pour faciliter la circulation.

Nous récupérons nos plaques et transpondeurs et commençons de pédaler vers le départ de la spé1.

Nous sommes dans les premiers à nous élancer, je pars avec des plaquettes neuves, à peine j’effleure les leviers que ça pile. N’ayant pas envie de pincer j’ai un peu sur-gonflé mes pneus genre  2 bars,  avec ces paramètres nouveaux  c’est méfiant que je m’élance. Je fais 50 mètres et je pars à la faute, 30 mètre de plus, nouvelle faute, je me retrouve en mauvaise posture sur le pneu arrière (ça me chauffe sévèrement l’entre jambe) ça commence bien ! J’ai vraiment du mal à me mettre dans le rythme et avec 2 bars ça tape et ça glisse

Cette première spéciale est particulièrement pentue, je galère, j’ai l’impression de redécouvrir le vélo et  repartir de zéro.

Liaison par un grand chemin, au train sans s’affoler, il ne fait pas encore trop chaud, tout va bien.

Spéciale 2 , je baisse un peu la pression dans mes pneus, je m’élance, il y a moins de pente et c’est plus joueur, j’arrive à prendre les coupes repérées la veille , l’arrivée n ‘est pas très bien matérialisée.

Passage par la case  ravito, nous ne traînons pas, direction la  trééés looongue spé 3 , la liaison est  plus usante sur la fin avec un petit single fraîchement tracé dans lequel nous sommes à pieds (je commence a avoir des crampes aux cuisses et des ampoules aux talons… j’ai l’impression que c’est propre aux chaussures mavic qui sont super rigide à ce niveau , je vais revenir au northwave qui étaient des chaussons) dans ce passage nous subissons une attaque de guêpes (perso j’ai droit à deux piqûres, ça réveil et tu oublies que tu as mal aux cuisses!)

Enfin l’arrivée au départ de la spé3 dans un état de relative fraîcheur ! La longueur de cette spéciale m’incite à rouler tranquillement, pas de souci pour la partie haute un peu  technique, va suivre une très longue partie plutôt plate avec des successions de virages, c’est usant et il faut arriver à garder le rythme. A deux reprises j’ai l’impression de déboucher sur une arrivée mais non ça continue ! Finalement à la sortie des bois  s’ouvre devant moi un grand champ dans lequel je me fais brasser comme pas possible, un virage à l’équerre et le panneau finish. Effectivement notre correspondant local nous avait bien renseigné en nous conseillant de garder du jus pour la spé3. 

Nous remontons par la route jusqu’au départ de la spé4. Le temps de repérer les 100 premiers mètres et nous nous élançons , c’est dommage au bout de 110 mètres il y a un bon coup de cul que je n’ai pas le temps d’anticiper et je me retrouve debout sur les pédales quasi à l’arrêt…  beaucoup moins de pente que les autres, ça déroule tranquillement jusqu’à l’arrivée.

Retour jusqu’à l’aire de départ au centre du village pour  récupérer le teeshirt (soit ils ont manqué d’imagination, soit ils ont confié la réalisation à JeanMich de la compta, ce tee shirt est moche sans âme et d’une qualité douteuse… pour 15 euros ce n’est pas réglo !  Carton rouge !) nous redonnons  nos transpondeurs,un petit ticket avec les chronos est imprimé, c’est pas foufou,  le manque d’entraînement se fait clairement ressentir.

C’était une reprise on n’a pas été des foudres de guerre mais on s’est fait plaisir. Pas de blessures, du beau temps. On rentre à la maison et on va s’entraîner !

Les résultats (honteux)

David : 11eme master 50

JC :          9eme master 50

JC :           210eme scratch

David :       218eme scratch

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