Les Pass'Portes du Soleil, c'est une boucle de 80 kilomètres pour 8000 mètres de D- (l'essentiel du D+ est assuré par les remontées mécaniques) sur le domaine des Portes du Soleil, à cheval sur la France et la Suisse, où tous les VTTistes, du descendeur en armure jusqu'au crosseux avec son cuissard en lycra qui lui moule les c...uisses peut trouver son bonheur, pour peu qu'il adapte le cas échéant l'itinéraire à ses qualités physiques et/ou compétences techniques, et accessoirement à son vélo !

Pour preuve, c'est en groupe que Vélo Morvan Nature a fait le déplacement, avec Benjamin, le benjamin du groupe, et José, le josé du groupe et ses presque 70 printemps. Entre les deux, Denis, Dom, David P, David T, JC, Fabrice et moi-même.

Arrivée sur place le vendredi au fil de la soirée selon les impératifs des uns et des autres en cette fin de semaine, c'est bien sûr autour d'une bière bien fraîche qu'on règle les détails pour lendemain.

Une petite balade dans les rues des Gets précèdera le coucher, dans une chambrée collective qui permettra à chacun de profiter des ronflements des uns et des autres (et pas forcément de ceux qu'on imagine !).

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Samedi : Lever aux aurores, petit déjeuner, réglages des pressions des pneux et des suspensions (pfff !), et c'est parti pour le retrait des packs.

Après quelques minutes dans la queue des pilotes, on passe directement devant tout le monde pour rejoindre le guichet des inscriptions collectives, avec les belles têtes de vainqueur de Wayne et Garth qui accèdent backstage en arborant fièrement leurs pass.

Enfin c'est parti, pour une première montée en télésiège, en surplombant les imposants modules des Crankworx 2017 qui se sont achevés dans la station la semaine précédente.

3, 2, 1, c'est parti pour la première descente direction Morzines, avec un petit crochet par la DH et ses pentes et modules plutôt engagés.

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Dans la file pour la seconde remontée, on s'aperçoit qu'on a (déjà ?) perdu José, qu'on ne retrouvera que dans l'après-midi. Pas de souci, José a géré, il s'est fait plaisir, notamment au ravito... Tout seul, mais il s'est fait plaisir !

Avant Morgins, tergiversations pour savoir qui veut faire quoi : Descendre ? Oui à l'unanimité ! Monter ? Oui ! Non ! Bof !

Après le ravito bien garni à coup de spécialités locales, dont de la bière, à savourer pour le coup réellement avec modération, on file direction la Suisse où on s'octroie une petite pause chez des locaux forts sympathiques, pour... une petite bière bien fraîche, sous le regard surpris / répprobateur / jaloux du flot continu de pilotes, parfois en détresse dans ces portions de pédalage.

Arrivés à Châtel, on décide de se séparer : ainsi, chacun pourra profiter selon son envie des possibilités offertes par l'organisation.

D'un côté, les fans de descente et d'enduro, de l'autre, ceux qui ont envie de pédaler.

Je pars dans ce second groupe de... deux, qui finira après deux cents mètres en groupe de un, puisque je perds Fabrice à la première intersection, qui s'en retournera finalement avec le premier groupe !

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Je retombe sur les Bourguignons qu'on a croisé à Morzines, parmi lesquels quelques connaissances (coucou Sacha !). On roulera donc ensemble pour la fin de journée.

On file côté suisse, où le parcours se durcit un peu, avec poussage au milieu des vaches et pédalage, sur des sentiers de crêtes ou de larges pistes où la vitesse devient vite déraisonnable, voire accidentogène si on n'est pas vigilant.

L'après-midi sera malheureusement ponctuée de nombreuses crevaisons (presque une dizaine), permettant l'improvisation d'ateliers "rustines" collectifs en bord de chemins.

Forcément, à ce rythme, on commence à s'inquiéter du retour et de la fermeture des remontées qui doivent nous permettre de rejoindre Avoriaz, puis Morzines, et enfin les Gets avant 18 heures (3 vallées à la force des mollets, après une journée sous un soleil de plomb, aïe !).

On pédale, on pédale... mais c'est peine perdue ! Après une descente plutôt sympathique et pleine de flow, on se heurte au panneau indiquant la fermeture du télésiège 15 minutes plus tôt.

Bon, on fait quoi ? Ben on remonte à la pédale, jusqu'à la route qui relie Morzines à Avoriaz, qu'on dévale jusqu'à la vallée. C'est pas forcément rigolo pour finir, mais c'est plus raisonnable. Tiens, ça fait du bruit les gros pneus sur un tapis tout lisse à 65 km/h ! Tapis qui donne envie de se faire la bosse dans l'autre sens, à la montée, sous réserve d'un vélo plus adapté !

Retour aux Gets en navette improvisée (merci au chauffeur !), on se dit à bientôt. Je rejoins le reste du groupe de VMN, déjà bien installé autour de l'apéritif.

Comme il est tard, la visite du salon attendra le dimanche matin, avant un retour vers le Morvan après un week-end qui laisse des souvenirs plein la tête.